mardi 3 mai 2016

*Trail cap de Creus.

J'ai assisté à ce trail l'an passé en spectateur, séduit par le site et l'ambiance je reviens cette année en mode coureur. 
Après 3 jours passés en famille à visiter Barcelone, samedi je rejoins sous la pluie mes amis Manu, Romain, Michel, Thierry, Yvan et Estelle.
Manu nous reçoit très amicalement dans sa belle villa sur les hauteurs de Rosas. Vers 19h direction le retrait des dossards
Beaucoup de monde et de bruit dans le gymnase. Nous faisons la photo de la "french-team" souvenir.
Place maintenant à la convivialité entre amis
Apéro, pizzas, rigolades, préparation des sacs et affaires de la course et dodo.
6h30 debout, petit déjeuner et hop direction le départ. Yvan, Romain et moi sommes alignés sur le 23km / 1200m d+. 
On est prêts !
Thierry et Manu sont sur le 40km. Michel lui restera en mode photographe et récup de sa course du week-end dernier. 
A 5 minutes du départ on est détendus
La météo est fraîche et très ventée. Après des consignes de courses criées en Espagnol (que je ne comprends pas) à 8h c'est le départ
Depuis les Citadelles il y a un mois j'ai pas mal réduit mon entraînement. Avec seulement quelques entraînements courts en vitesse je ne sais pas trop où j'en suis coté condition physique... C'est donc prudemment que j'entame la course avec une grosse première ascension de 500m d+. 
Douteux de ma forme je décide d'une stratégie de course qui va s’avérer payante.
Faire les montées en mode gestion sans trop forcer, faire les descentes à bloc et sur le plat et le vallonné courir le plus souvent possible.
la première montée se passe très bien, j'arrive au sommet du "puig de l'Aliga" frais avec de bonnes jambes.
S'en suit une descente d'abord technique puis très roulante jusqu'au premier ravito au 7ème km. 
1 coca + banane et je repars pour la seconde montée à travers les bruyères jusqu'au sommet du "puig Alt".
Ici la vue est splendide !
.
Je ne m'attarde pas trop car le vent est frais et très fort ici. On aborde alors un joli sentier en petite descente en balcon
sur le quel je me sens bien et je cours à environ 13 ou 14 km/h. Assez large il me permet de doubler quelques coureurs. 
Au niveau du "puig de sa Cruila" au 10 ème km la pente s'accentue et le sentier devient plus étroit et technique. Je décide d’accélérer encore et de faire la descente à bloc. 
Avant de partir j'ai révisé 2 mots d'Espagnol : "derecho" (droite) et "izquierda" (gauche). C'est maintenant que je vais les utiliser assez souvent pour doubler avec à chaque dépassement une annonce pour le coté choisi pour doubler. 
Sur les 2 km restant jusqu'au 2 ème ravito je vais dépasser au moins 9 coureurs. Je suis très à l'aise sur ce type de terrain (bien plus que dans la boue Ariégeoise) et je fais la descente avec des pointes à 16km/h au GPS !
En bas, le ravito de "cala Joncols" est organisé sur la plage sous de jolis pins
L'endroit est agréable mais je ne m'attarde pas. Toujours le même menu coca + banane. 
La suite est vallonnée avec une succession de petites cotes
et descentes en bord de mer
ou sur la plage
avec de jolis passages escarpés en bord de falaises. Au détour d'un virage Michel est là pour nous encourager (merci pour la photo)
Je suis toujours en forme, je double encore pas mal de coureurs jusqu'au dernier ravito
16.5km et c'est l'ultime ravito de "cala Montjoi". 2h15 de course. J'y retrouve ma femme et ma fille qui m'encouragent et ça fait du bien. 
Romain est là aussi. Il m'avait doublé et distancé dès le début pour faire les montées à bloc. On papote un peu ensemble et il repart. Quelques mots avec ma famille et je repars à mon tour pour les 7 derniers km.
Je me sens toujours bien et je décide de garder ma stratégie : les cotes sans trop forcer et les descentes à bloc !
J'en profite pour m’imprégner du paysage. La dernière partie est simple 300md+ et 300m d-. 
Un coup d’œil derrière
Un coup d’œil devant pour apprécier la fin de la montée
La fin est pénible avec un très fort vent de face. Au col "pla de les Gates" un vent tempétueux nous renverse. De très très fortes rafales de vent nous empêchent de tenir debout. Avancer devient pratiquement un exploit ! Heureusement ce passage est assez court. J'entame la dernière descente vers Rosas avec encore pas mal de jus.
Il reste 3km avant l'arrivée, pas de calculs. Je fais la descente à fond et je ne tarde pas à rejoindre Romain. En le dépassant je lui glisse "Allez Romain, à bloc jusqu'au bout, accroches toi". Malheureusement il est victime d'une chute (sans gravité) qui le ralentira un peu. Lancé devant je ne l’entends pas tomber et continu mon effort car j'ai remarqué qu'il me serait possible de finir sous les 3h. 
Mais dommage car je loupe ce chrono d'1 minute et 33 secondes !
Romain termine juste une trentaine de seconde après moi, chapeau l'ami ! 
Bilan : 165 ème sur 457. 9ème Master (catégories Espagnoles...). 
Je suis très satisfait de ma course et de mes sensations. J'ai bien récupéré des Citadelles. Ma stratégie a été payante. Je n'ai eu aucun coup de mou. J'ai retrouvé le plaisir de courir. Je pense que les formats courts vont me permettre de m'éclater...
Super course dans un magnifique cadre.
. rendez-vous en 2017 ?

6 commentaires:

Michel a dit…

Malheureux, pas de briefing en espagnol ! Tout en catalan.

Yvan a dit…

Avec le plaisir les kilomètres paraissent de suite moins longs! Belle course de ta part.

thierry a dit…

Bravo une belleperformance, la préparation d'avant course semble avoir porté ses fruits pour toute la bande.

Romain a dit…

makina el Steve! L'espagnol n'est pas ton fort mais le catalan non plus ;-) ...
En te voyant au ravito j'étais certain que tu me rattraperai sur la fin mais je me suis trop bien accroché au terrain!
1 bien beau week-end en tout cas.

david a dit…

ah le fameux coca banane ! un must du ravito ... je ne carbure qu'à ça moi aussi .
belle course, belles photos et une stratégie de course façon pacman qui permet de beaucoup doubler .
bravo !

super a dit…

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