dimanche 10 juin 2018

*Gavarnie trail 2018

C'est avec un très grand plaisir que je reviens sur GAVARNIE pour participer à la deuxième édition de ce trail.
J'ai déjà sillonné le secteur en mode rando mais jamais encore avec un dossard.
J'arrive sur place vendredi dans l'après midi, le temps est comme prévu : pluvieux...
 J'ai prévu de passer le week-end au camping "la Bergerie" au cœur du village. Ce qui permet de ne pas se soucier des énormes problèmes de parking... 
Et en plus j'ai une vue imprenable sur le cirque !
 Passage au retrait des dossards et direction le lit car demain c'est debout 4h.
 La nuit sera très moyenne avec le bruit de la pluie incessante sur la tente. Il faut se rendre au contrôle du matos obligatoire 1h30 avant le départ.
 Beaucoup de monde et il faut attendre sous la pluie l'heure du départ qui sera retardé de 30 minutes...
Un chapiteau (trop petit) est prévu avec café à disposition, bonne idée MAIS : il faut payer pour 1 café... 
Messieurs les organisateurs ce n'est pas très "sport" vu le prix déjà élevé de l'inscription :1er mauvais point...
On s'abrite comme on peut en attendant le départ.
 TOP départ avec 30 minutes de retard et sans la musique qui fait monter la pression : 2 ème mauvais point...
 On commence par un aller retour dans le village le long du ruisseau. Et au bout d'à peine 1.5 km, un pointage est positionné ! Inutile de dire que ça bouchonne sévère !!!
Quelle idée de faire un pointage au bout d'1.5 km quand plus de 1000 coureurs sont encore groupés : 3 ème mauvais point...
Pour ma part et avec bon nombre de coureur on zappe ce pointage inutile.
 On attaque le vif du sujet avec une bosse de 400m d+ pour revenir sur Gavarnie. Le sol est détrempé et ça glisse en montée et en descente. La pluie tombe toujours.
1er ravito au village :
 Vient ensuite une superbe montée vers la station de ski avec vue sur le majestueux cirque de Gavarnie encapuchonné de brume. 
 La pente est raide et glissante.
 Avant de rejoindre la station le sentier est en balcon avec du devers qui surplombe un grand ravin. Il est interdit de tomber. L'allure reste donc faible et prudente, pas question de courir. 
A l'approche de la station on emprunte un bout de route qui permet de relâcher la pression.
 2 ème ravito. Un bout de jambon (pas de pain, snif), un TUC et un bout de banane avant de continuer.
 ça monte vers le col en haut au fond tout droit.
 Il pleut toujours et le terrain est bien gras et glissant.
 On se sali les jambes...
 La station en bas est loin quand on bascule vers la vallée des "Oulettes"
 floc, floc, floc...
 Les prairies sont gorgées d'eau et les pieds aussi !
 C'est la descente vers le 3ème ravito. Cette partie est casse gueule et ne laisse pas la place à la flânerie.
 Au ravito il y a du monde, à peine je peux me faufiler pour attraper un bout de jambon
 et repartir en mangeant avant d'affronter la terrible montée vers le col d'ASPE à 2300m d'altitude.
 La pente est d'abord acceptable
 mais très vite ça se durcie.
 Je fais quelques pauses photos tout de même (ah la bonne excuse pour souffler un peu...).
 Il faut aller tout la haut !!
 La fin de l’ascension est très raide dans un pierrier instable.
 Tout le monde tire la langue ici.
 ça devient dur mais je m'accroche pour passer enfin le col dans un vent assez frais en haut.
 Pas question de rester ici pour prendre froid.
On bascule et le terrain change. Place à la neige et aux névés. 
 La pente est raide et la descente est très glissante et casse gueule. Je viendrai au secours d'un coureur étalé sur la neige perclus de crampe après une chute (il faut garder l'esprit trail).
 La neige est molle et on a de suite les pieds mouillés et gelés.
 Certaines traversées sont dangereuses. La glissade en travers est totalement interdite sous peine d'accident grave. L'allure reste lente et prudente.
 A ce monet je ne peux m'empêcher de penser à notre ami disparu "Vincent" sur un site similaire.
D'ailleurs je n'ai remarqué aucune présence de moyens de secours dans ce secteur dangereux.
4 ème mauvais point...
 Ce secteur périlleux passé on entame une interminable vallée verdoyante et détrempée.

 J'arrive à nouveau à trottiner un peu.
 Mais j'ai laissé pas mal de forces depuis le départ pour rester debout et attentif où on met les pieds surtout dans la récente partie enneigée.
La fatigue est là.
 Je m'aperçois que j'ai oublié de grignoter depuis près de 2h pendant la traversé des névés. 
Mais j'ai pas l'envie de manger, rien ne me dit. Attention à ne pas se laisser embarquer dans une "hypo" !
 J'ai pas envie de manger mais je me force à avaler un peu de compote. Super je ne vomis pas !!
 Il reste environ 8 km à faire. J’aperçois le village en bas sous le cirque. Allez c'est tout droit tout en pente!
 Erreur, il faut encore se farcir de jolis "coup de cul" en dessert.
 Ce coup ci c'est bon,
 je vois l'arche d'arrivée !
 Et non, on nous offre en cadeau 3km de zig-zag dans les bois avant de rallier l'arriver.
Je m'accroche en mode marche pour terminer en 7h19.
A l'arrivée 5 ème mauvais point : pas de lot "finisher" avec seulement un vulgaire "tour de cou" (reliquat de l'édition 2017)...

BILAN perso : J'ai manqué d'entrainement et de dénivelé pour bien terminer. Mais j'ai eu assez de mental pour m'accrocher et terminer la course.
J'ai bien géré les changements de météo et de températures.
J'ai merdé un peu coté alimentation avec un "trou" de 2h qui aurait pu me coûter cher !

BILAN orga : La météo a imposé des changements nécessaires et normal de parcours, ce qui a réduit le circuit à 36km / 2100m d+.
Avec les 5 mauvais points que j'attribue à l’épreuve, je confirme mon pré-sentiment qu'on a à faire à du "trail business".
Avec les conditions météo et d'enneigement du jour la présence de secours de montagne était nécessaire à plusieurs endroits. De mon coté je n'en ai pas vu...


lundi 2 avril 2018

*Trail des CITADELLES 2018.

Petit retour en arrière sur mon début de saison.
Après l'organisation du trail de BIZE MINERVOIS en janvier je me suis penché sur la préparation hivernale en vue des échéances estivales.
Je me suis testé sur la "RONDA des BOJOS" (18km / 800m D+) fin février avec de bonnes sensations.
Puis sur le "trail de FONTFROIDE" (14km / 450m D+) début mars avec une belle course.
Ce week-end c'était le retour sur le "Trail des CITADELLES" sur les terres de Michel.
Le samedi est froid et humide avec la neige à basse altitude. La journée de demain s'annonce compliquée...

Heureusement que la "team calor" est là pour se réchauffer et travailler l'hydratation...

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Je me suis inscrit sur le 24km / 1200m D+ pour continuer ma montée en puissance. 
Vue l'état très gras du terrain prévu, j'opte pour une stratégie innovante. Pour ne pas être encombré par des bâtons inutiles sur la fin roulante du parcours
j'ai confectionné des bâtons rustiques et jetables... Ils vont m'accompagner durant la partie montagneuse jusqu'après le ravito de MONTFERRIER (15km), après je m'en débarrasserai pour finir en mode course à pieds légère.
 Dimanche matin il fait froid mais grand soleil !!
Le départ est donné à 9h30.
Ça part très vite devant, moi je me cale sur une allure soutenue travaillée à l'entrainement. Très vite les sentiers sont de vrais bourbiers gras, glissants et mouillés.
La progression est très difficile et les bâtons sont d'un grand secours car chaque pas est glissant et fuyant !
Je monte sans souffrir jusqu'aux crêtes de Madoual avec une superbe vue sur la citadelle de Montségur.
Les parties en descente sont très casse gueule avec la boue omniprésente.
 Le col du "Tremblement" au pied du "Pog" de Montségur à 1000m d'altitude avec l’apparition de la neige et l'ambiance est un moment fort du parcours.
"Eric.R" est là pour les encouragements (merci pour les photos)
Admirez le planté du bâton !
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On fait un aller-retour au château par le même sentier et les croisements sont parfois difficiles sur le sol très glissant.

Au sommet la vue est splendide sur les Pyrénées enneigées !
Place à la descente maintenant. Un second passage au col du "Tremblement" avec toujours du monde.
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J'ai toujours de bonnes jambes après la longue ascension bien gérée.
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Je connais la longue descente vers le ravito de "Montferrier" et je sais quelle sera humide et très boueuse. Les bâtons feront encore leur travail pour éviter de nombreuses chutes !
Au ravito je croise Francis venu en supporter. Une soupe, le plein d'eau et je repars pour les 11 derniers km.
Une petite bosse à la sortie du village et ce sont environ 8km de plat dans les champs et près boueux qui nous attendent. 
A partir d'ici les bâtons sont plus un handicap qu'un avantage, c'est l'endroit que j'avais prévu pour m'en débarrasser. Je les jette sur le bord du sentier et passe en mode corse à pieds légère.
La bonne gestion de la première partie me permet d'avoir encore pas mal de jus, j'arrive à courir à 11 ou 12 km/h sur cette portion roulante malgré le terrain détrempé. Je double pas mal de monde jusqu'au dernier "coup de cul" avant l'arrivée.
Passage à la croix de "Ste Ruffine" qui domine LAVELANET et feu vers l'arrivée !
La fin est même sécurisée par une corde tant le sol est instable !
Et voilà, je termine assez frais à la 93 ème place au général sur environ 500, et 8 ème VH2 en 3h14.
Place au nettoyage...


Bilan : content de ma course. Ma préparation hivernale m'a permis de bien gérer la course et de terminer assez frais. Je n'ai pas subi de coup de mou. 
Ma stratégie du "baton jetable pas cher" a bien fonctionné.
Tout s'est déroulé dans le plaisir et en maîtrise.

A venir: le tour des cirques