mercredi 5 juin 2013

* Une vidéo 6666.

Une vidéo de ma demi 6666 Occitane ? C'est ici .

mardi 4 juin 2013

*Ma (demi) 6666 Occitane 2013.

Le jour J est arrivé. Vendredi 31 mai direction Roquebrun pour retirer le dossard pour la 6666 Occitane Après une bonne pasta avec mes amis traileurs d'oc, direction Vailhan pour le départ à 30 minutes du départ, que ce soit en solo ou en relais, tout le monde est prêt pour en découdre avec les 119km / 6666m D+ proposés Antoine, maître de cérémonie donne les derniers conseils de courses et c'est le départ à minuit pétante ! le peloton s'étire vite dans la nuit dés les premiers sentiers. Moi je me cale sur une allure souple sans me presser pour rallier le premier pointage et ravito de Faugéres au km 18 en 3h. Je reste concentré sur mon allure pour ne pas m'enflammer. Sur les parties planes et larges je relâche un peu l'attention et crac ! Je ne vois pas une ornière sur la piste et je me tord violemment la cheville gauche. La douleur est vive et m'oblige à m'arrêter. Je serre les dents, marche un peu, puis trottine en boitant. La douleur semble s'estomper et je repars vers Faugéres secoué. j’atteins le ravito en 2h35. Un poil trop vite. Christophe et Apo sont là pour les photos et le soutien. Je me restaure un peu, papote, mais je n'ose pas regarder ma cheville douloureuse que je sens gonfler dans la chaussure. Sans attendre de trop la refroidir je continu la course Cette fois je suis seul dans la nuit. Je traverse Faugéres en marchant la douleur est supportable à la sortie du village le sentier s'élève sévèrement jusqu'à un superbe moulin à vent En montée je ne sens pas de douleurs, mais dés qu'il faut trottiner ou descendre la douleur refait surface mais reste gérable à l'approche du pic de la coquillade le jour se lève. La cheville tient toujours j'attaque maintenant la longue descente vers Lamalou. Et là les choses se compliquent, malgré mon attention je me retord la cheville sur un cailloux fuyant. Grosse douleur à nouveau qui m'oblige à m’asseoir quelques minutes afin de retrouver mes esprits je récupère un peu et continu à descendre prudemment, mais le moral est en baisse je regarde la montre, je suis encore dans les temps voulus 6h50 je rentre dans Lamalou 6h55 je suis au ravito (km 43). j'avais prévu 7h ici, coté gestion d'allure je suis parfait je décide alors de regarder de plus prés ma cheville. Je quitte ma chaussure et voila appel d'un kiné et verdict : entorse. Il me propose de "strapper" ma cheville pour essayer de la maintenir un peu pour me permettre de continuer Le strap terminé, et une fois restauré je décide de tenter de repartir. Je me rechausse, et hop j'attaque motivé la suite du menu dans la montée vers Madale, j'ai un peu mal suivant les appuis mais j'arrive à gérer. Par contre, sur le plateau il m'est impossible de trottiner. Je commence à gamberger, à râler. Je repense à la grosse prépa faite cet hiver, aux sacrifices et privations pendant les entraînements, NON je dois continuer. Dés le début de la descente vers Colombiéres je me retord à nouveau la cheville, le strap ne tient plus trop. La douleur me cloue sur place. Des larmes coulent sur mes joues, non pas de douleurs, mais plutôt de dépit car je prends conscience que l'aventure va se terminer plus tôt que prévue. Dois je continuer coûte que coûte au risque de me bousiller complètement la cheville, compromette la suite de la saison et de toute façon me faire rattraper par les barrières horaires ? Durant 1km je gamberge en marchant en descente. Je dois prendre appui sur les bâtons à chaque pas pour soulager le pied. Vu mon état c'est le coeur gros que je décide sagement d'arrêter en bas à Colombiéres au 58 km. Je téléphone à Christophe pour l'avertir de ne pas m'attendre, car je rentre à faible allure en protégeant au maxi le pied. La descente des Flesses sera longue et pénible mentalement, je suis sans cesse dépassé par des coureurs qui m'encouragent à continuer en me voyant marcher lentement. 11h, fin, je remet mon dossard et l'aventure tant attendue s'arrête net.... A froid je ne regrette pas ma décision. Car aujourd'hui, 5 jours après ma cheville à bien désenflé et je ne porte plus d'atèle. Je suis certain d'avoir limité la casse en m'arrêtant.Je peux me pencher à présent vers la suite de la saison.... .

mardi 28 mai 2013

* 6666 Occitane : J - 3.

Ces 2 paires de chaussures m'accompagneront dans 3 jours sur l'aventure de l'année pour moi. C'est dans l'inconnu le plus total que je m'élancerai vendredi 31 mai à minuit. Je n'ai jamais parcouru plus de 80km en trail. De nombreuses questions se bousculent dans ma tête : Comment vais je réagir à 2 nuits dehors ? Comment vais je encaisser prés de 7000m D+ ? Comment gérer l'alimentation ? etc... Une seule chose est sure c'est que je pense avoir fait le nécessaire pour être prêt. En tout cas je suis prêt dans ma tête.... .

dimanche 5 mai 2013

*6666 reco Lamalou / Colombiéres en vidéo.

Voici un petit aperçu de la section LAMALOU / COLOMBIERES sur la . 6666 Occitane. Section de 15km / 800m D+ à voir ici en vidéo.

jeudi 2 mai 2013

*6666 Occitane : J - 29.

A J - 29 jours je dresse un bilan de ma prépa 6666 Occitane. Depuis le début 2013 j'ai parcouru 950 km pour 24000 m D+ en 110 heures d’entraînements. 
Sur les 2 derniers mois de mars et avril : 520 km pour 15500 m D+ en 70 heures d’entraînements. Le tout sur des terrains escarpés, techniques et montagneux semblables à ceux que je rencontrerai sur la course. Pas de pépins physiques à signaler. La motivation est bien là. 
Tout semble réuni pour que ça se passe bien. Reste maintenant à lever le pied jusqu'à la mi-mai pour faire du jus ensuite jusqu'au départ le 31 mai à minuit. Voici le menu choisi, il sera bien en mémoire pour m'accompagner tout le long de ma balade... .

lundi 29 avril 2013

*ALBERATRAIL 2013.

Dans le cadre de ma prépa pour la 6666 Occitane, ce rendez-vous était prévu. L'objectif étant de faire des km et du D+. La météo est annoncée assez mauvaise avec du vent, du froid, de la pluie et même de la neige sur les hauteurs, ce qui conduit l'organisation à modifier le parcours. La partie des crêtes sommitales est annulée. Je prévois dons de partir avec dans le sac de quoi bien me couvrir en cas de froid avéré... L'heure du départ approche et je croise quelques têtes connues je refais dans ma tête mon plan de course : partir cool, faire des photos et vidéos, ne pas me blesser, profiter du paysage et me faire plaisir 7h30 c'est partit. En mise en bouche 700m d+ jusqu'à la tour de la MASSANE Je suis calé dans la 2ème partie du peloton, tranquille ne rythme de croisière Cette premiére montée doit me servir d'échauffement la tour est en vue j'enprofite pour faire un arrêt panorama tant que la visibilité est bonne sur la crête je croise Béa qui en là en tant que bénévole (merci pour la photo), un petit coucou et c'est partit pour une descente de 500m D- vers LAVALL. Le terrain devient plus technique, et je l'aborde avec prudence nous traversons de jolis bois de chênes liège de production A LAVALL c'est le premier ravito. Petite halte, je papote et plaisante avec les bénévoles avant de repartir pour 500m D+ jusqu'au "roc de les Médes". Mais au moment de prendre une autre photo je m’aperçois que les piles ont rendu l’âme grrrrrrrrr terminé les photos j'aborde cette cote tranquillement sans forcer, le peloton est étiré maintenant et je me retrouve souvent seul. La montée est très raide, technique et devient glissante car la pluie est arrivée. Le coin me rappelle un peu le terrain du CAROUX, je ne suis donc pas surpris. En haut c'est la bascule vers SOREDE 550m D- en dessous. La descente est aussi technique que la montée, la prudence est toujours la priorité !

2 éme ravito, coca, jambon, banane et c'est repartit pour le gros morceau du jour : 900m D+ en 4km, l'équivalent du "sentier des gardes" au Caroux pour ceux qui connaissent. Je suis bien et je me dit : la vue est bouchée, j'ai plus de photos à prendre, pourquoi pas forcer l'allure pour voir comment je répond ? Allez c'est fini de faire le touriste, je mets de la musique et c'est partit pour une grosse ascension ! Je me cale sur une vitesse ascensionnelle de 800m/heure, ce qui me permet de doubler pas mal sur cette montée. Vers 800m d'altitude la pluie se transforme en neige et le vent force, il est temps de mettre les gants et une peau supplémentaire. La couche de neige s'épaissie vite pour atteindre prés de 10 cm au sommet à 1050m d'altitude. Un ravito bien placé est le bienvenue. Bravo aux bénévoles ici frigorifiés sous un abri de fortune. 

Je ne m'attarde pas, place à la descente et ses 900m D-. La modification du parcours nous oblige à regagner la vallée par 10km de larges pistes roulantes, un vrai bousille genoux ! les 2 premiers km se font dans le vent, la neige et le gel, Brrr ça caille sévère ! Les 8 km de piste qui restent me font peur, je ne veux pas me flinguer les genoux et je suis obligé de ralentir nettement pour éviter la blessure. Mais ça entraîne évidemment des pertes de places, au total 6 coureurs me doubleront sur cette descente. Je reste patient et me dit qu'au retour des vrais sentiers j'aurai ma revanche. En bas au ravito je me rends compte que le fait d'avoir fait la descente cool j'ai gardé mes cuisses fraîches, ce qui n'est pas le cas des coureurs qui sont là, meurtris par les chevauchées. 

Ici 32km / 2200m D+ en 5h20 pour moi. Il reste 13km et 1000m D+ soit 2 cotes de 500m D+ chacunes et autant en D-, le terrain est ultra technique et j'aime ça quand on ne peux pas trop courir. Je suis encore frais et je me lance le challenge de doubler un maximum de coureurs et de rentrer sous les 8h. C'est partit pour la première bosse, je force mon allure et rattrape vite 1, puis 2, 3 et enfin 4 coureurs dans cette ascension. Sur la descente qui suit 2 de plus jusqu'au dernier ravito. j'ai déjà repris les 6 coureurs qui m'ont déposé sur les pistes roulantes. Allez un coca banane et je repars pour les 6 derniers km avec 500m D+. Ici c'est très très raide, je garde une bonne allure et je double 2 gars de plus dans cette dernière montée. En haut il ne reste plus que 4 km de descente, je prends un gel coup de fouet pour la faire à bloc. Il pleut toujours, tout est glissant et c'est très vigilent que je dévale vers l'arrivée. Sur les parties les plus roulantes je me surprends à courir à 14km/h au gps, ce qui me permets de doubler 4 traileurs de plus. Le château est en vu, une dernière montée toujours en courant et je passe la ligne en 7h56 ravi ! FINISHER heureux de cet ALBERATRAIL hivernal. Au compteur du gps : 47km / 3260m D+. Bilan : très beau parcours exigeant et très technique. Coté forme, je pense être bien. Aucun coup de mou, pas de douleurs, pas de soucis gastriques. Bon finish avec pas mal de jus. Pas de grosse fatigue à l'arrivée. C'est bon signe pour la suite........ Pour en voir plus, une vidéo ici .

A venir: le tour des cirques

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